L'OL en finale de Coupe de France : "On se rappellera qu'on devait être en L2 à la 14e journée"

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Revigoré par un mercato d'hiver injuste mais fructueux, relancé par Pierre Sage et son staff, l'OL s'est qualifié ce mardi pour la finale de la Coupe de France en dominant Valenciennes dans un Groupama Stadium en transe (3-0). Cette saison lyonnaise, démarrée à l'envers, peut finalement aboutir à un titre, ce qui manque à l'OL depuis 2012. Improbable. Et donc émotionnel.

Corentin Tolisso et les Lyonnais en plein clapping après la qualification en finale de Coupe de France

Crédit: Getty Images

C'est une réputation qui leur colle à la peau. Comme tous les clichés, ils sont tenaces mais recouvrent un fond de vérité. Les Lyonnais sont "hautains" et "méprisants", ainsi va la vox populi. On les dit pisse-froid, peu enclins à l'euphorie et aux envolées émotionnelles. Mais les Lyonnais sont comme tout le monde : face aux torrents de sentiments, la digue cède. Ce mardi, en se qualifiant pour la finale de la Coupe de France, à domicile, dans un Groupama Stadium des grands soirs, l'OL a vécu une soirée à part, hors du temps, un purgatoire.
Parce que l'OL avait des choses à se faire pardonner et parce que ses supporters avaient tant de choses à extérioriser, cette soirée a pris les tournures d'un vrai conte de fées, celui qu'on raconte justement aux enfants. Après le coup de sifflet final d'une demie globalement maîtrisée face à Valenciennes (3-0), ce sont des "gones", des vrais, qui ont célébré sur la pelouse du Groupama Stadium, Rayan Cherki venant même arracher Alexandre Lacazette et Corentin Tolisso aux obligations médiatiques. Pendant ce temps-là, le dispositif de stadier mis en place ne put rien faire pour empêcher les tribunes de déferler sur la pelouse, dans une irruption de joie spontanée.
"Je suis content de les voir comme ça, a soufflé le héros du soir, Lacazette – encore lui-, en retenant ses larmes. La saison dernière était un vrai regret, je me sentais responsable aussi. Je suis content qu'on puisse aller en finale, pour tous les supporters et le peuple lyonnais." "C'est beau, surtout quand on sait d'où on vient, a complété son compère du milieu de terrain. La saison été très compliquée.Depuis que Pierre Sage a repris l'équipe, on fait vraiment du bon boulot. Et là, voir le stade comme ça. Ça me rappelle quand j'étais petit et que je venais voir le stade envahi [lors des titres de l’OL, NDLR]. Le vivre, c'est extraordinaire."
Douze ans que l'OL court après son glorieux passé, douze ans que le club cherche à ajouter un titre à sa collection, restée figée depuis 2012. Et voilà qu'une opportunité apparaît au moment où le club en doutait le plus, lors de sa pire saison en championnat de ce siècle. A l'heure de se projeter sur la finale, mais aussi sur la fin de la L1 avec une 7e place potentiellement très intéressante à jouer, Pierre Sage a mesuré le chemin parcouru. "On se rappellera qu'on devait être en L2 à la 14e journée mais on a été capable de se maintenir, d'aller en finale de Coupe de France, pourquoi pas la gagner", a-t-il glissé.

4e de L1 en 2024

Le coach lyonnais est le grand artisan de ce redressement inespéré. Injuste aussi – mais c'est un autre débat – puisque ses concurrents au maintien sont incapables de recruter Lucas Perri, Adryelson, Nemanja Matic, Gift Orban, Malick Fofana, Saïd Benrahma et Orel Mangala en un seul hiver. L'OL l'a fait et il aurait eu tort de se priver, surtout après avoir été limité à l'été. Relancé par ces recrues, revigoré par la patte Sage, les Gones ont enchaîné les victoires et retrouvé la confiance. Si le championnat avait démarré en 2024, l'OL serait 4e, à la lutte pour la C1, à trois petits points du PSG. Plus conforme à son statut, plus conforme avec son passé.
Mais Pierre Sage l'a rappelé : la beauté des émotions du soir doit vite laisser place à la froide réalité. "Au-delà du président, du coach, ce qu'on retient c'est tout l'élan populaire qu'il y a derrière le match de ce soir, a-t-il glissé. Les joueurs sont comme des enfants dans le vestiaire. Des moments comme ça, on en vit très peu mais c'est pour ça qu'on fait ce métier-là. Reste que ce soir nous n'avons rien gagné, simplement le droit de jouer un match de football de plus. L'idée, c'est de ne pas aller à Lille pour faire du tourisme." Pour cela, il faudra malgré tout ramener un souvenir de la virée lilloise. Du genre qui dépoussière un peu l'armoire à trophées…
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Pierre Sage porté en triomphe par ses joueurs après la qualification en finale de Coupe de France

Crédit: Getty Images

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